TEAM POLITIQUE

DANS LA PEAU D UN ACTEUR DE LA GESTION DE CRISE

Famille Politique

Un exemple pour être plus concret…

Je suis l’élue d’une ville moyenne, ville la plus importante de cette partie du département avec ses 10 000 habitants. La communauté de communes de laquelle dépend notre commune a été créée depuis 2015. Elle s’est élargie à 22 depuis cinq années, englobant près de 37 000 habitants.

Dès sa création, le transfert de compétences qui s’est opéré a très vite concernés l’aménagement de l’espace avec un schéma de cohérence territoriale (S.Co.T.), les actions de développement économiques. Ce n’a pas été simple car les rivalités plus historiques que politiques ont généré quelques remous et la majorité du conseil communautaire est fragile. Bien que je sois le Maire de la plus grande ville, je ne suis pas le président de la communauté de commune. Ainsi vont les équilibre s de la vie politique et de la nécessaire conduite des projets publics. Je dispose bien d’une représentation importante et donc j’ai décroché le poste de 1er vice-président. Le Président de la communauté de commune est le maire d’une commune de 2000 âmes, qui a les caractéristiques de ce qu’on appelle aujourd’hui un village dortoir, où la population active investit pour se loger, attirer par le prix des terrains, mais consomme et travail du côté de l’agglomération. Ce dernier s’appuie beaucoup sur moi et les services de la communauté de commune ont souvent recours au soutien de mes services municipaux, mieux dotés et disposants de cadres d’expériences engagés depuis bien longtemps dans le service public municipal.

La mise en place de la communauté de commune en l’état actuel a permis de développer rapidement une zone d’activités conséquente sur la base de celle de l’embryons existant avant aux portes de ma commune. Aujourd’hui, la zone s’étant sur plusieurs dizaines d’hectares et offre une diversité de services qui, tous les samedis, concentre la convergence de nombreuses populations des communes rattachées, voir bien au-delà. En famille, ou bien entre amis, la population va effectuer des courses, passer un moment au restaurant ou bien encore se divertir. S le centre-ville commerçant avait craint de perdre une clientèle, je remarque aujourd’hui que nombreux sont restés fidèles au service de proximité. D’ailleurs, l’hôpital que nous avons s’est agrandi et les rues commerçantes ont été aménagées afin de faciliter la déambulation parmi les commerces divers autant qu’anciens, dont nombreux appartiennent aux familles depuis plusieurs générations.

La zone d’activités a cet avantage qu’elle concentre une grande surface en plus d’un immense magasin de bricolage et que son accès s’effectue à partir d’un ring qui avait été réalisé par l’ancienne municipalité. La communauté de commune a également repris dans ses compétences la voirie, les équipements sportifs et culturels ainsi que l’assainissement. Notre histoire très ancrée avec l’agriculture a conduit les collectivités à organiser la gestion de l’eau par le biais de la création d’une régie. Je me suis pour ma part clairement opposé à la délégation de ce service à une entreprise privée car il m’apparaissait comme éminemment important pour les usagers et que ce bien commun concentre tant d’exigence qu’il m’a toujours semblé non envisageable à notre échelle de confier ceci à une entreprise privée.

Au sein de la commune je dispose d’une équipe d’adjoints dont quatre sont particulièrement impliqués. Trois autres se mobilisent quand je le leur demande mais ne prennent pas d’initiatives ce qui me conduit à avoir le sentiment parfois d’être la locomotive d’un train de marchandises.

Les services de l’Etat, par l’intermédiaire d’une sous-préfecture sur ma commune, sont représentés autour du sous-préfet avec qui nous échangeons régulièrement. Il est clair que ces dernières années, la recentralisation des services autour de la préfecture de région et de la préfecture du département ont généré une perte de potentiel technique de ll’Etat au niveau local. Le sous-préfet doit ainsi se démener afin de nous obtenir des réponses lors de nos saisines qui ne manquent pas. Pour autant, j’apprécie cette abnégation qui rend ses serviteurs abordables, tant on a l’impression qu’ils ont compris qu’ils avaient pratiquement autant de chances de moi d’obtenir les réponses à leurs question de la part de la préfecture.

La vie publique est trépidante et me permet aujourd’hui de m’épanouir là où ma vie professionnelle ne m’a pas donné cette chance. Je connais cette agglomération d’où je suis natif, comme ma poche. Mes enfants sont pour l’une à l’université et pour l’autre sur Paris où après ses études il a trouvé facilement un travail. L’un comme l’autre aiment à revenir dans cette zone à taille humaine où tous les services sont présents tout en alliant calme et sérénité, et absence de tumulte de la vie urbaine densifiée.